


Projet de liaison ferroviaire entre la rive gauche et la rive droite du canton de Genève
Le Département de la Santé et des Mobilités (DSM) de l’État de Genève avait initialement projeté de relier la rive gauche à la rive droite du territoire cantonal, plus précisément entre Annemasse, Genève-Aéroport et la Zimeysa, au moyen d’une nouvelle infrastructure baptisée la raquette. Ce projet visait à renforcer la connectivité régionale en s’appuyant sur une infrastructure dédiée.
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​Projet initial du Département de la Santé et des Mobilités (DSM) évalué à plusieurs milliards
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1. Abandon du projet initial et réorientation stratégique
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Face à l'absence de soutien des autorités fédérales suisses, le Grand Conseil genevois a voté, en date du 14 septembre 2022, un crédit d’étude de 30 millions de francs suisses en vue de définir un nouveau tracé ferroviaire. Depuis la création de notre association, nous plaidons en faveur d’un scénario alternatif consistant à réutiliser l’infrastructure existante du tunnel de Furet.
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Ce tunnel, actuellement réservé au transport de marchandises entre la France et la gare de La Praille, présente un potentiel de reconversion pour le transport de passagers. Une mise aux normes, estimée à environ 100 millions de francs suisses — contre une fourchette de 855 millions à 1,16 milliard pour le projet initial de la raquette — permettrait, dès 2026, la circulation de plusieurs trains quotidiens entre Annemasse, Genève-Aéroport et la Zimeysa via cette infrastructure.
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2. Mise en service dès 2026 – Offre limitée en raison des contraintes de matériel roulant
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​La première phase de mise en service de la liaison ferroviaire entre Annemasse, Genève-Aéroport et Vernier est prévue pour 2026. Cette étape initiale reposera sur la réutilisation du tunnel de Furet, actuellement réservé au trafic de marchandises, et nécessitant des travaux de mise aux normes pour accueillir des trains de voyageurs. En raison de la disponibilité limitée du matériel roulant — notamment les rames Régiolis et FLIRT déjà engagées sur d'autres lignes — l'offre restera restreinte à quelques trains par jour dans chaque direction. Cette desserte, bien que modeste, permettra toutefois d’assurer une première connexion directe entre la Haute-Savoie, l’aéroport et l’ouest genevois, sans correspondance en gare de Genève-Cornavin.
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​Future ligne RL7 d'Annemasse à Genève-Aéroport et Vernier (puis Zimeysa) qui empruntera le tunnel de François Furet (situé entre le viaduc de la jonction et la future gare de Châtelaine).
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3. Renforcement de l’offre dès 2032 – Vers un cadencement horaire
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​La deuxième phase, envisagée pour 2032, prévoit une montée en puissance de l’offre avec l’introduction potentielle d’un train par heure dans chaque sens entre Annemasse, Genève-Aéroport et la Zimeysa. Ce renforcement sera conditionné par la disponibilité de sillons horaires supplémentaires sur le réseau ferroviaire genevois, actuellement saturé aux heures de pointe. Des investissements dans le matériel roulant et une meilleure coordination avec les horaires des autres lignes transfrontalières et régionales seront également nécessaires. Cette étape constitue une amélioration significative de l’accessibilité, tant pour les travailleurs transfrontaliers que pour les voyageurs aériens.
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3. Extension et desserte fine dès 2038 – Après la résolution du goulet de Châtelaine
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La troisième et dernière phase du projet pourrait se concrétiser dès 2038, avec la mise en service de la gare souterraine de Genève-Cornavin. Cette infrastructure stratégique permettra de traiter le goulet d’étranglement de Châtelaine, actuellement principal obstacle à l'augmentation de la capacité ferroviaire. Grâce à ce déblocage, le prolongement de la ligne jusqu’à la plaine genevoise pourra être envisagé, permettant une desserte renforcée de ce territoire à raison d’un train toutes les 15 minutes. Ce cadencement élevé assurera une véritable alternative à la voiture individuelle et s'inscrira pleinement dans les objectifs de transition écologique et de développement durable portés par les autorités genevoises et franco-suisses.
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4. Potentiel de réalisation
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​Ce projet étant inscrit dans plusieurs documents de planification, nous considérons que ses chances de réalisation avant 2050 sont élevées. ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​


