Les 2 kilomètres manquants qui feront la différence
- 5 mars
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Le projet Jura-Léman-Salève (JLS), actuellement envisagé pour s’arrêter à hauteur de la Porte de France, se trouve à seulement deux kilomètres de la ligne du piémont du Jura. Cette distance, bien que modeste sur le plan géographique, revêt une importance stratégique majeure pour l’efficacité et l’impact global du projet.

L’étude réalisée en 2020 par TTK, à la demande de Pays de Gex Agglo, a clairement identifié la faisabilité technique d’une réouverture de la ligne du piémont du Jura, à condition qu’une pénétrante soit réalisée en direction de Genève. Cette analyse souligne que la connexion directe avec la ligne du piémont n’est pas seulement une extension physique, mais un levier décisif pour le report modal dans le secteur transfrontalier.
En effet, les effets du projet JLS sur le report modal seraient significativement démultipliés si les trains pouvaient circuler jusqu’à Gex et Thoiry. Une telle continuité permettrait de créer un véritable réseau intégré, facilitant l’accès aux transports collectifs pour les habitants du Pays de Gex et renforçant la mobilité quotidienne des gessiens. De surcroît, elle offrirait une alternative crédible à la voiture individuelle, contribuant ainsi à la réduction de la congestion et des émissions de gaz à effet de serre au sein du Grand Genève.
Par ailleurs, une étude actuellement en cours, d’un montant de 100 000 euros, est menée par LEX 2050 avec le soutien de Artelia et RAPP AG, ainsi que le financement du fonds européen Interreg. Cette démarche vise à préciser les scénarios techniques et socio-économiques de la réouverture de la ligne du piémont. Dans ce cadre, nous avons récemment mis à jour notre site internet avec de nouveaux schémas et illustrations, permettant de visualiser plus clairement les projets et les impacts attendus pour la mobilité sur le territoire gessien.
À l’échelle locale, ces deux kilomètres supplémentaires représentent bien plus qu’un simple raccordement ferroviaire : ils constituent le point de bascule capable de transformer un projet prometteur en une solution de mobilité réellement performante et durable. L’achèvement de cette section finale pourrait donc incarner l’élément décisif qui maximise les bénéfices socio-économiques et environnementaux de la JLS pour l’ensemble des territoires concernés.




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