Les associations AlpRail et LEX 2050, forces de proposition pragmatiques
- 30 janv.
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À plusieurs reprises, les membres de l’association LEX 2050 ont proposé des solutions visant à augmenter le nombre de places disponibles entre Coppet et Annemasse, ainsi qu’entre Genève et Valserhône, au moyen de mesures techniquement réalisables et dont la mise en œuvre aurait pu intervenir en quelques mois, dans l’attente de la mise en service de rames plus capacitaires prévue pour 2032–2033.
Ce fut notamment le cas au printemps 2025, lorsque la Deutsche Bahn annonça la mise en vente de ses rames Stadler KISS. Le comité et le bureau de l’association LEX 2050 avaient alors adressé un courrier au Conseil d’État en charge de la mobilité afin de recommander l’acquisition de ce matériel roulant, identique à celui exploité sur la ligne RE33. Des travaux d’infrastructure, identifiés de longue date en gare d’Annemasse, auraient toutefois été nécessaires en raison des exigences liées à l’électrification et à l’homologation de ces rames.
L’introduction de ce matériel sur les services RL4 (Coppet–Annemasse) aurait permis de libérer des rames Léman Express FLIRT, lesquelles auraient pu être redéployées pour renforcer d’autres lignes, en particulier la RL6 (Genève–Valserhône).
Cette solution n’a toutefois pas été retenue par les autorités compétentes, et les rames ont finalement été acquises par la société Westbahn.
Aujourd’hui, une nouvelle opportunité se présente afin d’offrir une solution transitoire permettant d’accroître l’offre de places assises sur la ligne RL6 (Genève–Valserhône).
Sur l’autre rive du Léman, l’opérateur RégionAlps met progressivement en service de nouvelles rames FLIRT Évo, tandis que les automotrices RBDe 560 « Domino », autrefois engagées sur la relation La Plaine–Genève, sont retirées du trafic.

Ces rames, bien que vieillissantes, pourraient être redéployées, moyennant l’adaptation d’une voie supplémentaire en gare d’Annemasse, entre Coppet et Annemasse sur la ligne RL4. Quatorze unités seraient nécessaires pour assurer une desserte au quart d’heure, alors même que RégionAlps prévoit l’introduction de vingt-quatre rames FLIRT Évo.
Les travaux requis en gare d’Annemasse, notamment l’adaptation d’une voie afin de la rendre compatible avec le matériel roulant suisse, à l’instar de la voie « G », pourraient être réalisés dans des délais relativement courts.
Les rames « Domino » pourraient être entretenues au Centre d’entretien de Genève, où des rames valaisannes sont déjà régulièrement prises en charge. Par ailleurs, le personnel de conduite du dépôt genevois serait en mesure d’acquérir la formation nécessaire dans un laps de temps limité.

Les rames FLIRT ainsi libérées de la ligne RL4 pourraient alors être engagées en unités multiples sur la RL6. Une augmentation supplémentaire de l’offre sur cette dernière serait également envisageable grâce à un dispositif de couplage et de découplage en gare de La Plaine, tel que proposé par l’association LEX 2050 lors de la présentation des résultats de l’étude Citec/Artelia sur le prolongement du Léman Express au-delà de Valserhône, le 30 septembre dernier.

Cette approche diffère certes des pratiques ferroviaires traditionnellement en vigueur en Suisse. Toutefois, au regard du succès du Léman Express, qui transporte aujourd’hui environ un tiers de voyageurs de plus que les prévisions initiales, il apparaît indispensable d’examiner des solutions réalistes et pragmatiques.
La récente mise en service de la ligne RL7, exploitant une infrastructure initialement jugée incompatible avec le trafic voyageurs, démontre que des solutions alternatives existent et peuvent améliorer tant l’offre que le confort, y compris au moyen de matériel roulant ancien.
Les associations AlpRail et LEX 2050 partagent ces constats. Elles ont donc conjointement adressé une lettre aux autorités compétentes afin de solliciter qu’une étude approfondie et chiffrée du projet décrit ci-dessus soit menée, en concertation avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, autorités organisatrices de la mobilité, notamment s’agissant des travaux à réaliser en gare d’Annemasse.
Les deux associations appellent également à engager les démarches nécessaires auprès de RégionAlps afin de préserver les rames susceptibles de contribuer à une réduction de la surfréquentation actuelle du Léman Express.




Réalisable... cependant, les RBDe 560 sont équipé d'amiante et ne peuvent plus rouler à partir de 2030. (De ce que j'ai cru comprendre). Il faudrait donc les refiter complet ? 🤔