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Les conclusions du Conseil consultatif confortent la vision portée par LEX 2050

  • il y a 3 jours
  • 4 min de lecture

La publication des conclusions du Conseil consultatif sur le projet Jura-Léman-Salève (JLS) constitue une étape importante. Au-delà des recommandations formulées, ce document met en évidence une forte convergence entre les orientations retenues par le Conseil et les propositions que LEX 2050 défend depuis plusieurs années.


Cette convergence n'est pas le fruit du hasard. Elle traduit une approche commune : construire un réseau de mobilité pensé à l'échelle du territoire, fondé sur des analyses techniques, des projections démographiques et une vision de long terme.


Le projet de liaison Jura-Léman-Salève (LJLS), raccordé à la ligne du piémont du Jura (Valserhône–Nyon) ainsi qu'à la ligne Valserhône–Annemasse, tel que publié par le Conseil consultatif de la LJLS, rejoint la vision portée par LEX 2050 dans son schéma de développement du réseau du Grand Genève.
Le projet de liaison Jura-Léman-Salève (LJLS), raccordé à la ligne du piémont du Jura (Valserhône–Nyon) ainsi qu'à la ligne Valserhône–Annemasse, tel que publié par le Conseil consultatif de la LJLS, rejoint la vision portée par LEX 2050 dans son schéma de développement du réseau du Grand Genève.

Un projet de territoire avant d'être un projet de transport


Le Conseil consultatif rappelle que :

« Le Conseil consultatif estime en premier lieu que la liaison Jura-Léman-Salève ne relève pas d'un simple projet d'infrastructure de transport. Il contribue à un véritable projet de société qui participera fortement à façonner notre avenir en matière de mobilité, de territoire, d'économie, d'environnement, d'attractivité et de santé. »

Cette vision est précisément celle que porte LEX 2050 depuis sa création. Le projet Jura-Léman-Salève ne doit pas être conçu comme une simple liaison destinée aux travailleurs frontaliers se rendant à Genève. Il doit devenir un véritable outil d'aménagement du territoire, capable de répondre aux besoins de l'ensemble des habitants du Genevois français et suisse.


Le Conseil poursuit en indiquant qu'il souhaite que le projet intègre dès son lancement la desserte de Saint-Genis-centre, de Sergy-Gare (ligne du piémont du Jura) ainsi qu'une connexion avec Saint-Julien vers la ligne du pied du Salève.


La liaison Jura-Léman-Salève, raccordée à la ligne du piémont du Jura au niveau de Saint-Genis-Pouilly et de la gare de Sergy (à droite), permettrait aux trains légers de desservir le Pays de Gex, jusqu'à Gex et Thoiry, tout en favorisant le report modal. Illustration : LEX 2050.
La liaison Jura-Léman-Salève, raccordée à la ligne du piémont du Jura au niveau de Saint-Genis-Pouilly et de la gare de Sergy (à droite), permettrait aux trains légers de desservir le Pays de Gex, jusqu'à Gex et Thoiry, tout en favorisant le report modal. Illustration : LEX 2050.

Cette recommandation rejoint directement les propositions de LEX 2050, qui défend une intégration complète du projet au réseau ferroviaire régional, notamment avec les lignes Valserhône – Nyon et Valserhône – Annemasse. Cette interconnexion permettrait de multiplier les usages du réseau, de faciliter les déplacements quotidiens dans toutes les directions et de renforcer l'attractivité des transports publics pour l'ensemble des habitants.


Une telle ambition implique naturellement certains choix techniques structurants :

  • un écartement ferroviaire standard de 1 435 mm ;

  • une alimentation électrique par caténaire ;

  • une infrastructure pleinement compatible avec le réseau ferroviaire existant.


Ces choix conduisent également à s'interroger sur la pertinence d'une automatisation intégrale de la ligne. Sur un réseau interopérable avec des circulations ferroviaires classiques, une exploitation entièrement automatique apparaît particulièrement complexe. Comme nous l'avions détaillé dans notre article du 17 janvier dernier, les bénéfices attendus d'une automatisation restent aujourd'hui limités au regard des coûts et des contraintes techniques qu'elle engendre.


Un exemple de train qui pourrait être retenu pour le projet Jura-Léman-Salève : une rame du constructeur suisse Stadler, photographiée en gare de Saint-Julien-en-Genevois, sur la ligne M2 reliant Vulbens à Thoiry en desservant l'ensemble du canton de Genève. Illustration : LEX 2050.
Un exemple de train qui pourrait être retenu pour le projet Jura-Léman-Salève : une rame du constructeur suisse Stadler, photographiée en gare de Saint-Julien-en-Genevois, sur la ligne M2 reliant Vulbens à Thoiry en desservant l'ensemble du canton de Genève. Illustration : LEX 2050.

Des gares conçues comme de véritables lieux de vie


Le Conseil consultatif souligne également l'importance de la qualité des futures gares :

« Le Conseil juge très important que les gares soient conçues selon un cahier des charges qui intègre les couleurs, l'art, la végétation, des animations et des activités variées pour favoriser le lien social et la qualité de séjour. De manière générale, le Conseil juge qu'il est capital que l'austérité et l'inhospitalité des gares CEVA du Léman Express ne soient pas reproduites pour la JLS. »

Les gares ne doivent plus être considérées comme de simples points d'arrêt. Elles constituent les portes d'entrée du réseau et participent pleinement à l'attractivité des transports publics. Architecture, lumière naturelle, végétalisation, commerces de proximité, espaces d'attente agréables et animations sont autant d'éléments qui favorisent le report modal et améliorent l'expérience des voyageurs.


L'infrastructure ne doit pas seulement être performante ; elle doit également être accueillante et contribuer à la qualité de vie.


Le contre-exemple de ce que souhaite atteindre le Conseil consultatif pour les gares du projet Jura-Léman-Salève est une certaine austérité, qui rappelle le calvinisme, le brutalisme ou, plus récemment, les gares du Léman Express signées Jean Nouvel. Le Conseil plaide au contraire pour des gares lumineuses, colorées, où la végétation est présente. Illustration : LEX 2050.
Le contre-exemple de ce que souhaite atteindre le Conseil consultatif pour les gares du projet Jura-Léman-Salève est une certaine austérité, qui rappelle le calvinisme, le brutalisme ou, plus récemment, les gares du Léman Express signées Jean Nouvel. Le Conseil plaide au contraire pour des gares lumineuses, colorées, où la végétation est présente. Illustration : LEX 2050.

Préparer dès aujourd'hui les extensions de demain


Le Conseil insiste enfin sur la nécessité de conserver des possibilités d'évolution du réseau :

« Le Conseil souhaite aussi que les amorces pour des extensions futures fassent partie des réflexions et études menées, par exemple dans le secteur de Rive pour irriguer avec une autre branche la rive gauche (Cologny, Collonges-Bellerive, Pallanterie, Douvaine, etc.) ou au sud vers Annecy. »

Là encore, cette recommandation rejoint pleinement la philosophie de LEX 2050.


Si notre scénario actuel privilégie une desserte de la rive gauche genevoise par une extension du réseau de tramway, notre première cartographie intégrait déjà cette possibilité au sein du réseau ferroviaire. L'essentiel demeure inchangé : il est indispensable de préserver les possibilités d'évolution du réseau afin d'accompagner les besoins de mobilité à l'horizon 2050.


Les infrastructures de transport se construisent pour plusieurs générations. Les choix réalisés aujourd'hui ne doivent pas empêcher les développements futurs mais, au contraire, les rendre possibles.


Une méthode confortée


Les conclusions du Conseil consultatif viennent conforter la démarche adoptée par LEX 2050.


Depuis plusieurs années, notre association construit ses propositions à partir de données objectives : projections démographiques, évolution des flux de mobilité, contraintes techniques, interopérabilité des réseaux et analyses d'aménagement du territoire. Notre objectif n'est pas de défendre une solution idéologique, mais de proposer les réponses les plus pertinentes aux enjeux de demain.


Voir aujourd'hui plusieurs de nos orientations reprises par le Conseil consultatif constitue une reconnaissance de cette méthode de travail. Cela confirme que les grands défis de mobilité ne peuvent être relevés qu'en adoptant une vision globale, à long terme et fondée sur l'expertise.


LEX 2050 poursuivra ainsi son engagement en formulant des propositions ambitieuses, réalistes et techniquement solides, afin de contribuer au développement d'un réseau de transports performant, interconnecté et durable au service de l'ensemble du territoire franco-valdo-genevois.


Lien vers le cahier de recommandations du Conseil consultatif.

 
 
 

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